Comment J’ai Réglé Ce Foutu « Non »

3 novembre 2016 — 1 Comment

Si vous êtes Papa depuis peu, vous ne savez probablement pas de quoi je parle. Si votre enfant à fait sa crise des 3 ans, vous savez d’emblée de quel non je veux parler. Non à toutes vos injonctions, non pour dire oui, non juste pour dire non, non parce que c’est la fin du nom de Manon… bref votre enfant ne perd pas une occasion de s’opposer à votre autorité parentale.

C’est un stade normal

enfant nonNon votre enfant n’est pas en train d’essayer de vous pourrir la vie ou au moins c’est ce qui est écrit dans les livres, non en fait c’est ce qui est écrit dans ma Bible (ou dans mon Coran en l’occurrence), je veux parler de l’énorme livre Elever son enfant 0 – 6 ans de Marcel Rufo. Si vous ne l’avez pas, courrez l’acheter, il vous sauvera la mise des milliers de fois en vous permettant de comprendre ce que vous faites de mal, mais aussi ce que vous faites de bien.

Le non de votre enfant est tout à fait naturel et même s’il en donne l’impression, il ne fait pas ça juste pour vous rendre dingue. En fait c’est même une bonne chose puisqu’il s’affirme en commençant à s’imposer. Certaines personnes penseront qu’il n’y a pas besoin d’exacerber des sentiments d’opposition, celles-là n’ont pas eu d’enfants qui s’est fait taper à la maternelle parce qu’il n’a pas su se défendre et dire clairement non lorsque nécessaire.

Le problème

Parce qu’il y a un vrai problème dans cette équation. Vous voulez que votre enfant continue à se développer normalement, vous ne voulez donc pas le brimer et/ou le forcer à ne pas s’exprimer. Vous voulez que votre enfant continue à développer son assertivité et qu’il puisse s’imposer face à ses camarades et plus tard dans la vie.

Le problème c’est qu’en attendant il rend votre vie dingue. Votre enfant ne fait aucune différence (ou presque) entre vous et ses copains de maternelle et donc les non pleuvent. Chaque fois que vous le reprenez vous vous sentez coupable et vous vous dîtes (pour vous rassurer) que c’est un enfant et que ça lui passera.

Le problème encore une fois, c’est que ça ne passe pas. Les enfants apprennent très vite à voir les failles, vos failles et celles de votre couple. La première c’est quand vous abandonnez, la deuxième c’est quand vous appelez le parent intransigeant à la rescousse. Mes fils ont ainsi immédiatement compris qu’il pouvait se permettre bien plus de choses avec leur mère qu’avec moi.

La solution (ou au moins une qui marche chez nous)

Vous pensez peut-être que le fait simplement d’être un homme suffit à asseoir son autorité ? Eh bien, au bureau, comme à la maison, comme dans la vie en général, c’est vrai… jusqu’au moment où ça devient faux. J’entends que les enfants, comme les collègues finissent par voir vos failles et s’y engouffrent.

Non, il ne suffit pas d’être un homme ! Ma technique, je la résume en une phrase :

« Arrêtez de négocier ! »

Nous en avons pas mal discuté avec ma femme et même si elle le comprenait dans le principe, elle avait du mal à l’appliquer… jusqu’au moment où elle a remarqué que son rôle de mère devenait de plus en plus compliqué et qu’il fallait mettre le hola.

Le problème vient du choix ! Encore et toujours lui ! Voici le dialogue habituel que vous pouvez entendre dans ces moments-là :

  • Parent : Tu veux du chocolat au lait ?
  • Enfant : Non !
  • Parent : Tu veux des céréales ?
  • Enfant : Non !
  • Parent : Tu veux quoi alors ?
  • Enfant : Non !

Et ainsi de suite, jusqu’à ce que le ton monte et que vous perdiez vraiment patience, que l’enfant se mette à pleurer, que votre conjoint se ramène et demande ce qu’il se passe, que vous lui en vouliez pour une autre raison, que vous le preniez à partie et ainsi de suite.

Comme vous l’aurez compris, vous venez d’avoir droit à un épisode de ma vie (et à mon avis de la vôtre aussi). Ce que j’ai trouvé, c’est que si vous changez la phrase « Tu veux du chocolat au lait ? » en « Tiens ton chocolat au lait », ça fait toute la différence.

Vous ne posez pas de question, vous avez beaucoup moins de non ! Vous n’imposez pas puisque vous n’êtes pas énervé ou stressé, vous vous contenté de ne pas donner de choix. Vous ne proposez pas, vous tendez le biberon ou le bol avec assurance, comme si ça avait toujours été votre rituel du matin.

Une dernière chose, si parfois vos yeux vous trahissent (je parle en connaissance de cause), je vous conseille de tendre la chose en regardant l’écran de son dessin animé ou en faisant semblant de dire à voix haute « oui mon cœur j’arrive », bref tout pour éviter le regard qui dit « par pitié, accepte le truc sans me rembarrer encore une fois ».

Qu’en pensez-vous ? Partagez en commentaire vos techniques pour faire passer ce qui parfois crée des levées de boucliers.

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Mohamed est marié depuis 13 ans et a deux fils qui font son bonheur :-) Il partage ici son quotidien de Père et de Mari. Abonnez-vous à la NewsLetter pour recevoir tous les articles ainsi que son premier livre numérique intitulé "Papa Assieds-toi ! Je Vais t'Expliquer 2 ou 3 Choses sur la Vie".

One response to Comment J’ai Réglé Ce Foutu « Non »

  1. Ouhhhh laaa!! ce NON! il me donne des cauchemars, exactement parce que je suis bien consciente qu’il faille ma fille soit forte et sache dire non, surtout dans ce monde de….; mais d’un autre coté il faut qu’elle apprenne l’obéissance et le respect : DILEMME. Vos conseils et votre expérience me rassurent, je ne suis pas seule, et j’ai un début de solution, voire une solution toute trouvée, c’est vrai, moins de question, moins de réponses, moins de NON.
    Sauf que, ma fille, elle, a 2 ans et demi, et n’a commencé à dire NON qu’il y a une semaine, quand des cousins de 3 à 8 ans sont venus passer les vacances a la maison. Elle a copié leur NON et le répète à volonté. Or déjà à la base une terreur: quand je lui dis « portes tes sandales » ou « tiens voici tes sandales, mets les » (parce qu’elle marche tout le temps pieds nus), soit elle ne répond pas et fais celle qui n’a rien entendu, soit elle fait celle qui est occupé à autre chose et n’a rien entendu.
    Et la, même si je le répète cinq fois, elle fera la sourde 3 ou 4 fois et s’enfuira vers sa grand-mère, son grand-père ou son père.
    Et là, si c’est le papa ou le grand papa qui lui dit « voici tes sandales, mets les », elle va le faire!!!
    C’est une question d’intonation de la voix ou quoi?c ‘est l’assurance et la fermeté? pourtant moi aussi je l’ai, c’est vrai je crie souvent, mais bon…
    Bref… je vais dès ce soir appliquer votre méthode et je reviens vous dire ce qu’il en est.
    Merci encore

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